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Derrière les cèdres, une forêt se déploie (Laurentides, Qc),2009, 72 po x 78 po, huile sur toile

Arpenter les battures du fleuve St-Laurent (Lotbinière, Qc),2010, 72 po x 50 po, huile sur toile

JULIE DESMARAIS

 

« La construction sur un arbre est utilisée pour décrire la position sur une branche, alors que l’expression dans un arbre insiste sur la possibilité de s’y cacher, de s’y dissimuler; » « Entre l’arbre et l’écorce, il ne faut pas mettre le doigt. »1

Je travaille à la réalisation d’œuvres peintes portant sur la thématique du paysage. Je parcours le territoire du Canada en quête de différents horizons. Je fais l’étude de la nature, observant plusieurs phénomènes, m’intéressant surtout au caractère nordique des choses. Un arbre, une forêt, un lac, un champ m’habitent. J’aime explorer ce qui est plus grand que moi.

Je suis animée par la volonté de fabriquer. Pour ce faire, j’investis des lieux et fais corps avec la nature. Je documente mes déplacements par la photographie et me laisse imprégner. Cela semble simple. Pour moi, c’est tout sauf simple. D’un regard attentif, je décompose et reconstruis chaque élément. Je fais appel à tous mes sens pour développer une mémoire des lieux, agrandissant ainsi mon éveil à la nature, source inépuisable d’invention.

Devant le tableau, je joue avec les rapports d’échelle. Addition, soustraction, jeu de figures, … l’image est construction. C’est le chemin de la multiplication des allers-retours où se conçoit un équilibre entre le langage et l’envie de créer le miroir d’une réalité. « Posé entre ces deux célébrations, le paysage, dans l’équilibre des deux versants, entre Nature-Nature et Nature-Artifice, usant de toutes les ressources d’une « stylistique ordinaire », construit par le langage en miroir de la nature qu’il trahit et donne à voir, marque ce point singulier où se joignent la raison et la croyance, l’aller de soi et ses plis. »2

La peinture de paysage est pour moi une fenêtre ouverte sur un monde à construire. L’arbre est l’icône choisi. J’entretiens l’idée qu’il s’agit d’une chose étrange, un organisme d’une grande complexité révélant à la fois l’ordre et le chaos.

Inspiré par mon environnement, je vis parallèlement en me mesurant à l’harmonie de la nature.

1. Extraits de la définition du mot « arbre », tiré du Multidictionnaire de la langue française, 3e édition, Montréal, Québec Amérique, p. 110.
2. Anne Cauquelin, L’invention du paysage, Paris, PUF, 2000, p.169.

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Je ne peux m’empêcher de penser à eux (Domaine Joly-De Lotbinière, Qc), 2010, 60 po x 72 po, huile sur toile

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